🔵 Cryptomonnaies & Blockchain : il est temps de comprendre [ARTICLE INCOMPLET]

Je publie cet article tel quel. Il n’est pas fini, il manque des exemples, des informations, certaines choses devraient ĂŞtre reformulĂ©es. L’article sera probablement retravaillĂ© et Ă  ce moment lĂ  cet en-tĂŞte disparaĂ®tra.

Pour cet article, je me fixe l’objectif le plus ambitieux de ma carrière de blogueur : crĂ©er la meilleure source de vulgarisation en français sur le sujet. Un article de rĂ©fĂ©rence pour que tout le monde puisse comprendre comment fonctionne une blockchain et pourquoi les cryptomonnaies sont, selon moi, l’avenir Ă©conomique de l’humanitĂ©.

Qu’est-ce qu’une « blockchain » ?

Vous avez peut-ĂŞtre entendu parler de « la blockchain ». C’est un abus de langage. On peut parler de la technologie blockchain ou d’une blockchain, mais pas de la blockchain, car il en existe plusieurs.

Une blockchain est une base de donnĂ©es, dont l’intĂ©rĂŞt est d’ĂŞtre dĂ©centralisĂ©e. Elle peut comprendre toute sorte d’information. La diffĂ©rence avec une base de donnĂ©es centralisĂ©e, comme le serait un fichier Microsoft Access, se rĂ©sume en deux points importants :

  1. L’information est dĂ©centralisĂ©e : elle n’est pas stockĂ©e sur votre ordinateur ou sur un serveur isolĂ©. Une copie de la base de donnĂ©es est disponible librement au tĂ©lĂ©chargement. Ainsi, de nombreux usagers possèdent une copie* de cette base de donnĂ©es. Et la « magie » de la blockchain, c’est que toutes ces copies sont synchronisĂ©es grâce Ă  internet. Elles se mettent Ă  jour et se vĂ©rifient les unes les autres Ă  intervalles de temps rĂ©gulier.
    * chaque copie active de la base de données est appelé un noeud ou node
  2. Il est impossible de supprimer ou de modifier une information. Comme l’information est distribuĂ©e en temps rĂ©el Ă  des milliers voire millions de copies Ă  la fois, il faudrait pratiquement toutes les modifier Ă  la fois pour que l’information modifiĂ©e soit accepter. Car une blockchain est conçue pour ĂŞtre incorruptible : si vous modifiez votre copie, lors de la prochaine Ă©chĂ©ance de mise Ă  jour globale, votre modification sera refusĂ©e et effacĂ©e.

Exemple : imaginons une base de donnĂ©es sous la forme d’un tableau Excel. Cette base de donnĂ©e relève et enregistre la tempĂ©rature de plusieurs villes, automatiquement, toutes les heures.

Chaque heure, une ligne est crĂ©Ă©e avec la tempĂ©rature Ă  Ajaccio, Angers, Annecy… Toutes les villes de France de plus de 50 000 habitants. Chaque centre mĂ©tĂ©orologique possède une copie de ce fichier Excel. Celui d’Ajaccio rentre la tempĂ©rature Ă  Ajaccio. Au bout d’une heure, son fichier est synchronisĂ© avec ceux de tous les centres mĂ©tĂ©orologique, afin de mettre Ă  jour tous les tableaux Excel de tout le monde Ă  la fois.

L’information est dĂ©centralisĂ©e : si le centre mĂ©tĂ©orologique d’Ajaccio explose et que tous ses systèmes informatiques sont dĂ©truits, la base de donnĂ©e existera toujours (mais en l’absence de donnĂ©es envoyĂ©e par le centre d’Ajaccio, il y aura simplement des donnĂ©es absentes dans le tableau).

Enfin, la base de donnĂ©e est inaltĂ©rable. Imaginons qu’un terroriste de la donnĂ©e mĂ©tĂ©o Ă  Ajaccio dĂ©cide de changer les relevĂ©s de tempĂ©rature de la ville de Bastia pour indiquer qu’il y fait constamment 150°C. Lorsque toutes les bases de donnĂ©es se synchronise, le code de la blockchain va dĂ©tecter que dans tous les tableaux du pays sauf un (celui d’Ajaccio), les tempĂ©ratures de Bastia sont normales. La modification du terroriste est reconnue comme Ă©tant une falsification et est automatiquement rejetĂ©e et supprimĂ©e.

Qu’est-ce que la blockchain alors ?

Il s’agit du code qui permet de crĂ©er ce genre de bases de donnĂ©es dĂ©centralisĂ©e et inaltĂ©rable. Comme son nom anglais l’indique : il s’agit d’une chaĂ®ne de blocs d’information. Et on parle de cryptomonnaies car ces blocs d’information sont cryptographiĂ©s. Votre base de donnĂ©e, votre blockchain, est donc une suite d’informations cryptĂ©es. Chaque mise Ă  jour de la base de donnĂ©e correspond Ă  l’ajout d’un bloc d’informations. Il n’est pas possible de modifier ou supprimer les blocs passĂ©s.

A quoi peut servir une blockchain ?

Une blockchain peut faire tout ce qu’une base de donnĂ©e peut faire : enregistrer de l’information en tout genre, tenir des comptes, faire office de registre de propriĂ©tĂ©…

Vous voyez donc oĂą je veux en venir : une blockchain peut contenir une liste de comptes, chacun ayant un solde. C’est la base d’une cryptomonnaie : une base de donnĂ©e qui contient une liste de comptes (dits « wallets », portefeuille en anglais) et leur solde. Si vous ouvrez un wallet de Bitcoin et y versez 1 BTC, concrètement, vous avez en rĂ©alitĂ© ajoutĂ© Ă  une base de donnĂ©e très large et dispersĂ©e dans le monde entier que votre wallet contient 1 BTC.

Mais alors tout le monde peut avoir accès à mon compte ?!

Non, car l’information est cryptographiĂ©e en amont. Cela signifie que l’information que vous obtenez en crĂ©ant un wallet et l’information qui va rejoindre la blockchain ne sont pas les mĂŞme. L’information qui va s’ajouter Ă  la blockchain est une version cryptĂ©e et incomplète, Ă  partir de laquelle il est impossible d’accĂ©der Ă  votre wallet.

Je ne rentrerai pas dans des dĂ©tails que je ne maĂ®trise pas. Ce qu’il faut retenir, c’est le système de clĂ© privĂ©e / clĂ© publique.

La clĂ© privĂ©e donne accès Ă  votre compte pour envoyer ce qu’il contient. C’est un peu son identifiant. La clĂ© privĂ©e permet de dĂ©chiffrer tout le contenu de votre wallet et de signer Ă©lectroniquement les transactions (donc de les effectuer, tout simplement).
Si vous perdez votre clé privée, le contenu de votre wallet est perdu pour toujours (cela arrive fréquemment, alors prenez vos dispositions, tout en évitant de rendre vos accès accessibles aux hackers !).

La clé publique correspond à

Exemple : x

Les cryptomonnaies

Les cryptomonnaies sont donc une utilisation de la blockchain a des fins de paiement, en premier lieu.

Le Bitcoin est la cryptomonnaie la plus connue. On ne peut faire que deux choses avec du Bitcoin : en envoyer et en recevoir. Chaque transaction est synchronisée sur la blockchain toutes les 10 minutes.

Ce travail de synchronisation est en fait un travail de calcul informatique. Dans le cas spĂ©cifique du Bitcoin, il s’agit d’un calcul très complexe. Le calcul est dĂ©terminĂ© par un algorithme. Cet algorithme sert Ă  estimer la puissance de calcul disponible pour la blockchain. Cette puissance de calcul, ce sont tout simplement les ordinateurs ayant une copie de la blockchain sur leur disque dur / serveur !

Vous avez entendu parler de mining, sans doute. Le mining, c’est tout simplement le fait d’allouer sa puissance de calcul informatique Ă  la synchronisation de la blockchain du Bitcoin. Il s’agit de rassembler, de calculer et de mettre Ă  jour toutes les donnĂ©es de la blockchain : toutes les transactions et tous les soldes. Toutes les dix minutes.

Proof of work et proof of stake : les deux systèmes de calcul de la blockchain

Bien entendu, il y a un intĂ©rĂŞt Ă  allouer son matĂ©riel informatique et son Ă©lectricitĂ© Ă  la blockchain : vous ĂŞtes payĂ© par la blockchain pour cela. C’est pour cela que « miner du Bitcoin » signifie rĂ©ellement « allouer de la puissance de calcul informatique Ă  la blockchain du Bitcoin, afin de recevoir de la cryptomonnaie en rĂ©compense ».

Le Bitcoin est critiquĂ© sur cet aspect car il a Ă©tĂ© programmĂ© de telle sorte que c’est Ă  celui qui dĂ©pensera le plus d’Ă©lectricitĂ© qui gagnera le plus de cryptomonnaie. C’est pour cela que le Bitcoin a Ă©tĂ© qualifiĂ© de non Ă©cologique (ce qui est vrai, mais nĂ©anmoins largement moins Ă©nergivore et polluant que le système bancaire en place !).

Ce système s’appelle « proof of work » : celui qui « travaille » le plus est rĂ©compensĂ© par la blockchain.

Ce système est dĂ©jĂ  archaĂŻque. Les cryptomonnaies plus modernes utilisent plutĂ´t un système dit de « proof of stake ». Au lieu que ce soit la machine la plus puissante et la plus polluante qui mette la blockchain Ă  jour, ce sera celle oĂą il y a la plus grosse somme de ladite cryptomonnaie.

Ce système a deux intérêts :

  • Pas de course Ă  l’armement qui amène Ă  crĂ©er des entrepĂ´ts gigantesques de carte graphiques refroidis par des icebergs au GroĂ«nland digne d’une cave secrète de mĂ©chants de James Bond
  • Les usagers de la cryptomonnaie sont incitĂ©es Ă  en cumuler. Quiconque dĂ©tiendrait plus de la moitiĂ© de la somme totale existante de cette cryptomonnaie aurait donc le contrĂ´le sur la blockchain. Sauf que quiconque dĂ©tiendrait une quantitĂ© aussi importante de cryptomonnaie n’aurait franchement pas intĂ©rĂŞt Ă  trafiquer la blockchain, car cela ferait fuir tous les autres usagers et la valeur de cette cryptomonnaie s’effondrerait.

Autrement dit : plus vous cumulez de cette crypto, plus elle est sure.

Pourquoi même le Bitcoin est, par conséquent, incorruptible (contrairement au cash)

Il n’existera, au total, que 21 millions de Bitcoin. Il ne pourra jamais en ĂŞtre crĂ©er d’autres.

En aoĂ»t 2018, il existait 1,2 trillions d’euros. En 2020, pour « sauver l’Ă©conomie », plus de 1 350 milliards d’euros ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s ex nihilo et injectĂ©s dans le système. Cet article ne parlera pas d’inflation ni d’effet Cantillon, mais ce n’est Ă©videmment pas une bonne chose. Plus d’argent en circulation = la valeur d’un euro diminue. Donc si votre argent n’Ă©tait pas investi sur les marchĂ©s ou dans l’immobilier en 2020, la valeur de votre patrimoine a baissĂ© (et va continuer de baisser encore et encore). 1 EUR en 1971 achèterait autant de choses que 7 EUR en 2021. Si les salaires ne montent pas en proportion (et ils ne montent pas en proportion), vous l’aurez compris : la Banque Centrale EuropĂ©enne appauvrit le peuple Ă  chaque fois qu’elle imprime de l’argent. Fin de la digression.

Si vous voulez prendre le contrôle de la blockchain du Bitcoin, il vous faut donc en posséder 10,5 millions + 1 satoshi. Le satoshi la plus petite unité du Bitcoin, il y a 100 millions de satoshi dans un Bitcoin. Au jour où je rédige cet article ,le Bitcoin vaut environ 43 000 EUR.

Prendre le contrĂ´le de la blockchain du Bitcoin coĂ»tera donc AU MINIMUM 451 milliards d’euros. En pratique, beaucoup plus, car vos ordres d’achats vont pousser le prix vers le haut. Vous en aurez donc possiblement pour 1 000 milliards d’euros. Ca y est, vous avez le contrĂ´le du Bitcoin. Problème : son principal intĂ©rĂŞt (l’inaltĂ©rabilitĂ©) est dĂ©sormais perdu. Sa valeur s’effondre, tout le monde s’en dĂ©barrasse. Vous venez de dĂ©bourser 1 000 millards d’euros pour rien, vous avez tuĂ© le Bitcoin (et sans doute stimulĂ© une ou plusieurs autres cryptomonnaies).

Dans le système bancaire actuel, l’argent est contrĂ´le inconditionnellement par les banques centrales. Ce système a conduit a cinq crises financières en 32 ans. Hormis sur le plan technologique, on ne peut pas dire que la sociĂ©tĂ© ait beaucoup Ă©voluĂ© en 32 ans. En plus, le monde est un peu tendu ces temps-ci.

Les cryptomonnaies sont donc une menace directe au système financier en place

Car elles sont thĂ©oriquement incorruptibles. Car elle ne nĂ©cessite aucun intermĂ©diaire (si vous saviez comme je m’Ă©nerve chaque fois que ma banque me demande de patienter deux jours pour faire un virement vers un nouveau destinataire).

Cette absence d’intermĂ©diaire signifie Ă©galement que les milliards d’ĂŞtre humains non bancarisĂ©s peuvent enfin accĂ©der Ă  un système financier mondial. Aujourd’hui, vous pouvez ĂŞtre un talentueux freelance en Afrique, si on ne vous laisse pas ouvrir un compte bancaire, vous ne pouvez tout simplement pas ĂŞtre payĂ©s pour des prestations Ă  l’international. Un wallet crypto, ouvert par vos soins, règle ce problème immĂ©diatement.

L’aspect spĂ©culatif et volatile des cryptos

C’est le principal (et seul ?) argument contre les cryptomonnaies. GĂ©nĂ©ralement Ă©mis par ceux qui ont intĂ©rĂŞt Ă  ce que le système bancaire persiste.

Les cryptomonnaies ne seront pas Ă©ternellement volatiles, du moins pas les principales. Tout comme internet il y a 30 ans, nous sommes aux prĂ©mices d’un changement de sociĂ©tĂ©. Ce qui implique donc un peu de chaos et une quantitĂ© industrielle d’opportunistes (si vous ne le saviez pas dĂ©jĂ , n’achetez pas de cryptomonnaies n’importe oĂą et Ă  n’importe qui).

En 2021, il est plus intĂ©ressant d’utiliser les cryptomonnaies comme vĂ©hicule d’investissement que comme moyen de paiement, il est vrai. Je considère que c’est une très bonne raison de s’y intĂ©resser dès maintenant. Moins d’1% de la population mondiale possède des cryptomonnaies. Hors, il est plausible qu’elles remplacent le système bancaire dans le futur. Il n’est pas « trop tard ». Il sera trop tard quand le cash ne vaudra plus rien, qu’une baguette de pain vaudra 10 euros et le loyer d’un 10m² parisien 5 000. Quand vos collègues seront tous payĂ©s en cryptos sauf vous, et qu’ils feront leurs courses en Bitcoin.

Note aux sceptiques : je ne dis pas que ça arrivera Ă  coup sĂ»r, mĂŞme si je le crois. Personne ne sait lire l’avenir, personne ne sait ce qu’il va se passer.

DeFi et NFT : les cryptomonnaies remplacent la bourse et le notaire

Nous avons surtout parlĂ© du Bitcoin jusque lĂ . Comme nous l’avons dit, le Bitcoin ne peut faire que deux choses : envoyer et recevoir. Mais il existe des cryptomonnaies bien plus intĂ©ressantes. Après tout, la blockchain c’est du code informatique.

Ethereum est considĂ©rĂ© comme Ă©tant la deuxième principale cryptomonnaie. Contrairement au Bitcoin, la blockchain de cette cryptomonnaie peut ĂŞtre modifiĂ©e pour ĂŞtre amĂ©liorĂ©e. Encore une fois : question de confiance. Tant que les possesseurs d’Ethereum ont confiance en l’Ă©quipe de dĂ©veloppement, la valeur de cette crypto augmente. Si les dĂ©veloppeurs font n’importe, les alternatives sont très nombreuses et ils seront vite oubliĂ©s.

Peut-ĂŞtre avez-vous entendu parler des Smart Contracts. Des contrats intelligents. Un joli nĂ©ologisme pour dĂ©signer l’exĂ©cution de code informatique sur une blockchain.

N’importe quel code informatique. Et lĂ  les idĂ©es ne manquent pas : Ethereum est utilisĂ© pour des jeux, des instruments financiers, des combines, des titres de propriĂ©tĂ©… Deux usages nous intĂ©ressent particulièrement : la finance dĂ©centralisĂ©e (ou DeFi – Decentralized Finance) et les NFT (non fungible tokens – jetons de propriĂ©tĂ© non fongible, c’est-Ă -dire que ça n’est pas une pièce d’un euro parmi tant d’autres, c’est quelque chose d’unique).

D’ailleurs vous noterez le mot token. Un token (jeton en français) dĂ©signe du code informatique qui va utiliser la blockchain de la cryptomonnaie pour fonctionner, en Ă©change d’une somme rĂ©glĂ©e dans cette cryptomonnaie. Vous payez de l’Ethereum pour crĂ©er votre jeton, vous payez de l’Ethereum pour exĂ©cuter du code informatique sur sa blockchain.

DeFi – remplacer Wall Street par du code informatique

Si vous souhaitez obtenir un prêt financier avec des garanties, vous êtes obligés de passer par une banque ou un organisme de crédit. Ils vous imposent leurs conditions et peuvent vous refuser sur des critères arbitraires.

Il serait plus simple de pouvoir emprunter de l’argent Ă  des inconnus. Sauf que personne ne voudra vous prĂŞter de l’argent sans garanties de le rĂ©cupĂ©rer, naturellement.

C’est l’un des problèmes que rĂ©sout la finance dĂ©centralisĂ©e (ou DeFi). A l’aide d’un smart contract, et donc sans le moindre intermĂ©diaire, il est possible d’emprunter de l’argent Ă  un parfait inconnu dans le monde. Il vous faudra mettre de l’argent en garanties au cas oĂą vous feriez dĂ©faut. Cet argent est verrouillĂ© pendant un temps dĂ©terminĂ©. Le prĂŞteur est assurĂ© de revoir son argent, et vous n’avez pas Ă  vous prendre la tĂŞte avec un banquier. Vous ne rencontrerez jamais votre crĂ©diteur.

Imaginez Ă  quel point cela peut fluidifier l’Ă©conomie, combien de projets personnels et professionnels pourront voir le jour grâce Ă  ce système.

Naturellement, qui dit argent + algorithmique dit instruments financiers. Avez-vous dĂ©jĂ  entendu parler des swaps, des options ou des futures ? Ce sont des produits financiers, que vous achetez, et dont le payoff dĂ©pend d’une condition ou plusieurs. Ces instruments financiers sont Ă©mis par les banques, encore elles. Les subprimes qui ont fait s’Ă©crouler l’Ă©conomie en 2008 Ă©taient des instruments financiers de ce genre : une collection de dettes d’emprunteurs immobiliers. En achetant ce titre, vous « pariez » que ces gens allaient rĂ©glĂ©s leur dette immobilière. Sauf que ces gens Ă©taient fauchĂ©s et leurs prĂŞts leur ont Ă©tĂ© octroyĂ© trop facilement. Ils ont fait dĂ©faut et boom.

Toutes ces joyeusetĂ©s sont facilement transplantables avec la finance dĂ©centralisĂ©e. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les banques.

NFT – un titre de propriĂ©tĂ© virtuel

Achèteriez vous un dessin informatique mal fichu pour 100 millions de dollars ? Évidemment, moi non plus. Mais la technologie permettant de certifier indiscutablement votre propriĂ©tĂ© de ce dessin a fait s’enflammer pas mal de gens.

Lorsque vous achetez un NFT, il est Ă  vous point final. Il est impossible de vous le voler (Ă  moins de connaĂ®tre vos accès et de le transfĂ©rer Ă  votre place – faites gaffe Ă  vos mots de passe et identifiants).

On se fiche un peu de dessins idiots, mais ce système peut ĂŞtre transposĂ© Ă  l’immobilier par exemple. Plus besoin de notaires, plus besoin de garder les tickets de caisse de vos achats : la blockchain sait ce qui vous appartient.

Ce concept peut aller très, très loin. L’idĂ©e Ă  retenir : un titre de propriĂ©tĂ© informatisĂ©, inviolable et indiscutable.


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